[:fr]13. Un revenu de base inconditionnel ne va-t-il nous pas mener à ce que la plupart des citoyens ne travaillent plus ?[:]

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Par le RBI nous effectuons une réévaluation du travail. Il ne sera caractérisé que par sa performance, par sa capacité de résoudre des problèmes et non plus par la préservation d’une « occupation ». Car seulement ceux qui ne savent pas quoi faire de leurs temps de vie doivent être « occupés ».

Peut-on considérer que la majorité de citoyens est concernée? Et doit-on chercher la raison d’un tel manque de capacité dans une expérience traumatisante dans le cours de la vie ? Seulement ceux qui supposent que l’homme est paresseux et mou et doit être forcé au bonheur peuvent penser ainsi. Ce préjugé se démasque lui-même car s’il s’avérait exact, notre communauté démocratique n’existerait pas. Celui qui pense que l’homme est paresseux et mou ne va pas se compter lui-même dans cette catégorie, même s’il fait une énonciation générale. Demandons ceux qui pensent de telle façon, s’ils pensent la même chose d’eux-mêmes et si avant tout ils n’ont jamais pris de décisions dans leur vie. Car celui qui prend des décisions ne peut pas être foncièrement paresseux.

Celui qui a un esprit d’innovation aujourd’hui et qui fait quelque chose, il le fait par motivation de participer à la résolution d’un problème, peu importe dans quel métier. Les « drogués du travail » n’ont pas un esprit d’innovation, comme le dit déjà l’expression, ils ne travaillent pas parce qu’ils l’ont décidé librement et parce qu’ils veulent se pencher sur un problème. Ils le font par dépendance, ils ont besoin du travail pour se faire une place, pour avoir le sentiment de faire quelque chose qui a un sens, mais le sens ne provient pas de la performance mais de la reconnaissance sociale d’après laquelle beaucoup de travail équivaut la performance. Justement, ils ne suivent pas une éthique de performance, mais témoignent par leur comportement de l’érosion de cette éthique.

Nous pouvons supposer que bien des phénomènes de sabotage, de refus de travail ou d’abus de prestations sociales sont des réactions à une crise. Également des hésitations de s’engager pour la communauté résultent du fait que nous ne nous sentons pas reconnus suffisamment comme citoyen. Cela commence déjà à l’école, où les enfants et les adolescents souvent ne sont pas pris au sérieux dans leur curiosité. On ne récompense pas la curiosité mais l’adaptation. Qui ne se conforme pas au système est facilement exclu. On doit fournir un soutien si c’est nécessaire pour l’enfant. Ce soutien doit être une évidence et ne pas une prestation extraordinaire.

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