[:fr]6. Le revenu de base inconditionnel favorise-t-il le laisser-aller de l’individu ?[:]

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Cette objection s’appuie sur plein de suppositions. Elle part de l’hypothèse que la culture et le développement de l’homme ne sont possibles que si on montre avec sollicitude le bon chemin à l’individu sans qu’il puisse décider librement.

Derrière cela se trouve l’idée d’une vie qui ne s’épanouit convenablement que si elle est toujours contrôlée, et à laquelle on ne laisse pas la libre décision.

La famille est l’endroit crucial où les bases sont posées pour que l’adulte plus tard tire profit de ses libertés et va dans le sens de l’intérêt général. Bien entendu l’homme n’est pas un être isolé, mais il ne s’épanouit que dans la mesure où la communauté lui permet les expériences et lui laisse la responsabilité. C’est pourquoi nous devons en premier lieu renforcer la famille et la protéger de tomber dans une misère existentielle, au moins dans le cadre d’un revenu de base inconditionnel. Nous devons proposer des aides à ceux qui rencontrent des difficultés à prendre leurs vies en main en raison d’un parcours difficile. En aucun cas nous devons les imposer. Nous savons depuis longtemps que seulement celui qui se décide d’accepter de l’aide aura une chance de prendre sa vie en main. Le RBI permettrait à ceux qui ne sont pas capables de faire ce pas, de vivre dans la dignité, une vie qu’ils auront choisi librement. Nous devons accepter qu’il y ait des hommes parmi nous qui ne sont pas prêt à accepter de l’aide. Eux aussi seraient protégés par un RBI et reconnu comme citoyen.

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