[:fr]2. Quel système d’imposition est le mieux approprié ?[:]

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Un revenu de base inconditionnel devrait s’accompagner par une réorganisation de notre fiscalisation et des principes d’imposition. Radical et simple comme le revenu de base dans tous ses aspects est la proposition de Götz Werner et Benediktus Hardorp qui proposent de faire des adieux à l’impôt sur le revenu (revenu et profit). (voir http://www.iep.uni-karlsruhe.de/seite_469.php). Ils plaident pour une taxe à la consommation, prélevée à l’intérieur du pays. Pas le fait d’avoir de l’argent serait imposé mais son utilisation. Pour notre communauté, il n’est pas décisif qu’un citoyen possède des valeurs pécuniaires mais à quoi il les emploie. Une telle imposition primerait le ménagement des ressources, car une consommation élevée serait accompagnée de coûts importants par l’imposition. Ce serait déjà opérant lors de la production de marchandises, pour laquelle on doit recourir aux ressources. Car une utilisation qui ménage les ressources mènerait ici à une réduction des coûts. Investissement et consommation ne seraient plus traitées de la même façon. Ainsi on ne chargerait plus les contributions à la création de valeurs, donc les investissements, le travail salarial productif, les innovations de l’entreprise, mais la consommation. Non la création de valeurs serait imposée mais sa consommation.

Le passage à un impôt de consommation et la suppression d’autres impositions auraient de multiples conséquences. Cela apporterait au processus de la création de valeurs un allègement énorme comparé à aujourd’hui. Économiquement parlant l’impôt sur la consommation nous mènerait à décharger l’export et à charger les importations. Les biens importés seraient imposés de la même façon par l’impôt sur la consommation que les biens produits à l’intérieur du pays. Le processus de création de valeurs qui a lieu à l’intérieur du pays ne sera plus désavantagé par rapport au processus de création de valeurs qui se passe à l’Étranger comme c’est le cas aujourd’hui.

Un revenu de base inconditionnel combiné avec l’impôt sur la consommation mènerait à une réduction radicale des charges sociales, car le revenu de base remplacerait entièrement les prestations sociales (Transferleistungen) actuels. Le revenu de base ne serait pas financé par des charges sociales mais par l’impôt sur la consommation. Cela déchargerait l’entreprise des coûts du travail. Le processus de création de valeurs serait libéré de charges importantes, qu’il doit porter aujourd’hui. Au plan administratif, l’impôt sur la consommation rendrait possible une simplification énorme et une réduction de bureaucratie. Les moyens qui résultent de ces économies seraient à la disposition pour financer le revenu de base et pour d’autres missions d’état.

Pour imposer différentes catégories de biens et de services de façon différente, un échelonnement de l’impôt sur la consommation par catégories de biens ou de services serait nécessaire. Les biens pour la consommation de tous les jours devraient être moins taxés que des biens de luxe. Mais ici aussi on ferait valoir le principe : celui qui consomme plus paie plus.

La réorganisation de notre système d’imposition vers une imposition de consommation suivrait le principe, qui est aussi le fondement du revenu de base inconditionnel : Engagement pour la communauté et encouragement et renforcement de l’innovation. Seulement une telle politique renforce notre communauté à long terme.[:]