[:fr]4. Un revenu de base inconditionnel mène-t-il à l’exclusion ?[:]

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La première question est d’abord ce que signifie l’exclusion. Si nous nous décidons pour un revenu de base inconditionnel, nous créons une garantie de revenu auquel chaque citoyen prend part. Cela lui donne d’une part la liberté de décider d’une façon autonome comment il occupe son temps de vie qu’il a gagné.C’est la communauté qui lui donne cette possibilité, alors il doit se poser la question de façon responsable comment il va utiliser ce temps. Donc le RBI renforce la liberté et en même temps l’obligation d’un intérêt public. Dans ce sens, une exclusion n’a pas lieu.

Mais qu’en est-il de celui qui veut travailler et qui ne trouve pas de travail ? C’est une situation qui existe déjà aujourd’hui. Si nous pensons que ce n’est pas acceptable, alors nous ne pouvons y ne remédier qu’en créant le droit au travail, donc en redistribuant le travail comme certains syndicats le demandent. Cela revient à considérer le travail comme un but en soi, même comme un bien de consommation. Si c’était ainsi, nous aurions besoin d’une réglementation centrale de distribution, soit par la loi ou soit en déléguant la décision aux partenaires sociaux. Si on voit dans la participation du travail rémunéré un droit indispensable, on doit créer une telle réglementation. Nous pensons que le gain de liberté que le RBI nous offre est décisif. En outre il renforce et favorise la disposition à la performance et l’orientation de la pertinence. Une redistribution du travail dévalorise le travail, elle le met sur un piédestal comme s’il était désirable en tant que tel et enlève la liberté pour décider soi-même combien et combien de temps on est prêt à travailler. Nous ne pouvons avoir les deux : la garantie d’un emploi et la liberté de décision. Nous nous mobilisons pour un gain de liberté et pour la responsabilité qui en va de pair.

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